En matière de compétition, la différence entre chevaux et poneys est la toise: pas de poney au-dessus de 1,49 m! - Cette distinction est récente et la taille des poneys avoisinè généralement 1,30 m. Les poneys diffèrent des chevaux essentiellement par la morphologie: allure moins élancée plus près de terre, membres proportionnellement moins longs, tête plus épaisse, encolure courte, crinière souvent très fournie donnent au poney l'allure sympathique d'un cheval qui ne se prend pas au sérieux! Comme les chevaux, les poneys, infatigables devant les rùdes efforts, ont longtemps aidé l'homme dans son travail quotidien. Le poney de travail est d'un entretien bien plus économique qu'un cheval: il mange moins, boit moins et se débrouille plus aisément dans les situations difficiles en milieu montagneux, caillouteux et escarpé. Il travaille sous la selle, le bât ou attelé comme un cheval. L'utilisation du poney pour le sport, les jeux et la promenade des enfants est récente, le développement des poney-clubs datant de la fin du xxe siècle. Nombre de races de poneys, désormais sans travail, se sont reconverties dans le tourisme équestre ou le sport, assurant un avenir aux races menacées.
Les poneys ont des origines aussi diverses que les chevaux. On en trouve dans chaque pays d'Europe, mais le pays du poney par excellence est la Grande-Bretagne: traditions équestres de ce pays sont sans doute intimement liées à la pratique de la chasse à cheval mais aussi à la présence de troupeaux de poneys sauvages dans les landes, les basses montagnes et même sur les petites îles: ceux-ci ont, au cours de l'histoire, servi de réservoir à main-d'œuvre et ont été exportés dans le monde entier. Attelé, bâté, monté à cru ou sellé, au pré, au box, en stabulation ou a en stalles, le poney est un animal domestique sur mesure! L'élevage du poney n'a pas connu la même spécialisation que l'élevage du cheval et beaucoup de races sont resté polyvalentes: pas de courses pour poneys, pas de sommes énormes en jeu... Le poney est donc resté bon à tout faire. Il a gardé sa morphologie souvent rondelette, ses allures un peu courtes, son caractère imperturbaM et sa force. La plupart des races servent indifféremme à l'instruction en poney-club, au tourisme équestre, au jumping ou à l'attelage. Les poneys de sport de haut niveau sont d'ailleurs souvent des croisements de chevaux ou des chevaux qui ont la taille d'un poney! Les poneys s'accommodent très bien de la vie en liberté.


Le shetland Depuis plus de 2 000 ans, sur les îles Shetland puis en Angleterre, ce cher poney a trimé dur, il mérite bien maintenant d'être destiné aux enfants, gâté et honoré dans toutes sortes d'épreuves qui lui sont réservées, sous la selle, à l'attelage ou en main. Attention, sorti de son milieu naturel presque désertique, il est vite obèse et doit être rationné.


Les Vikings ont élevé le fjord il y a 2 000 ans et l'ont sélectionné sur sa solidité, sa résistance au froid et son endurance. Depuis, il n'a presque pas changé d'aspect mais la race s'est répandue dans tout le nord de l'Europe. Sa robe «exclusive» le rend très reconnaissable par les enfants. C'est un très bon poney d'instruction.


Sosie italien du hatlinger, il est un peu plus grand et a un peu plus de sang arabe mais lui ressemble beaucoup. Il est aussi utilisé pour les travaux d'attelage et de trait en région montagne ainsi que pour les loisirs. Poney d'attelage par exellence pour le tourisme équestre.


À la fin du XIX" siècle, un étalon arabe unique, El Bedavi, a fixé cette race dont tous les individus se ressemblent. Le travail à la ferme et celui en forêt sont ses spécialités car il est fort, patient et a le pied très sûr. Sa robe cuivrée, ses crins lavés et sa tête sympathique en font aussi un poney familial attrayant. Le profil concave, la robe cuivrée et les crins immaculés donnent beaucoup d'élégance aux haflingers. Un doux regard, complice de l'homme depuis des siècles dans une region rude comme le Tyrol


Le poney landais servait autrefois, surtout attelé, pour travailler dans l'immense forêt sableuse qui borde le littoral et ses dunes: c'est un trotteur très rapide et très endurant. Il est parfaitement acclimaté à la région et vit en troupeaux: les poneys sont capturés au gré des besoins (avant la saison touristique) et débourrés rapidement (le plus souvent dans l'eau pour limiter les réactions); ils retournent à la vie libre quand ils ne servent plus! Un guide parfait pour découvrir les dunes et la forêt landaise, son milieu.


Indissociables de la vie en forêt au nord de l'Écosse, ils assuraient les travaux des champs et des bois, et participaient à la chasse au daim, ramenant les carcasses sur leur dos au retour. Les crins soyeux et ondulés font le charme du highland


La région du Connemara est escarpée. Ces poneys au pied très sûr y vivaient à l'état sauvage depuis des siècles, subissant l'influence des chevaux de passage ou à la mode, tels que les andalous de l'Invincible Armada, naufragée en 1588, ou le clydesdale au XIX" siècle. Ce poney de sport, connu maintenant partout, est réputé pour sa force et ses aptitudes à l'obstacle, même s'il manque parfois de vitesse. C'est un parfait poneys de sport.


Connus depuis l'Antiquité, les poneys du pays de Galles ont exercé tous les métiers, des labours à la guerre, de la mine au travail du berger, si bien qu'ils sont aujourd'hui très polyvalents grâce à des allures remarquables. Ils sont sportifs, bons en dressage et en jumping, très élégants, forts sous le harnais et cabotins dans les exhibitions si chères aux Anglais. le trot du welsh cob a fait sa célébrité: amplitude, souplesse, rebond, c'est le meilleur pour les exhibitions...


Le véritable poney anglais s'accommode de la nourriture pauvre de la lande balayée par les vents. Il est apte à toutes les disciplines, monté par les enfants anglais, très proches des chevaux depuis leur plus jeune âge: suivre une chasse, faire un parcours de jumping ou un cross... tout lui réussit. Petit, étroit et très confiant, il est aussi à l'aise sous la bise que dorloté par ses jeunes cavaliers. Rien ne peut le surprendre!


L'exmoor est la race la plus proche du poney celtique préhistorique vivant en Alaska immuable depuis des millénaires, habitué au condition climatique Il vit dans la lande anglaise en troupeaux quasi sauvage C'est la plus ancienne race Anglaise enrigistrée en 1085 Son allure générale et son profil sont assez proches de ceux d'un poney primitif.


On l'élève dans le sud de l'Angleterre depuis le Moyen Âge et les occasions de le croiser avec d'autres races au fil de l'histoire n'ont pas manqué. On a obtenu un poney facile et polyvalent, capable de suivre une chasse au renard aussi bien que de concourir en jumping. C'est pourquoi la race est très peu fixée; le stud-book ne date que de 1960! C'est un véritable poney de sport et de loisir pour les enfants, facile à dresser et qui s'accommode de la vie à l'extérieur. Les new-Forest semi-sauvages sont rassemblés une Fois par an pour être marqués et présentés à la célèbre vente de new-Forest, Beaulieu Road.


Le poney français de selle n'a pas de standard précis. Il a subit l'influence de toutes les races de poneys de sport. Inspirée du cheval de selle français, la race a été créée pour obtenir un poney sportif français: des étalons arabes connemara, new-forest, welsh et landais peuvent être utilisés pour améliorer la jumenterie locale de chaque région. On obtient ainsi des pedigrees et des aspects variés mais un poney toujours sportif. Le jumping est l'objectif premier des éleveurs français; cette race est présente à tous les niveaux, y compris en grand prix poney.


Poney par la taille mais fort comme un cheval de trait, rendu très résistant par ses conditions d'élevage en montagne, le mérens a le pied extrêmement sûr et il est apprécié en attelage. . Noir sans marque blanche. Ils sont identifiés . par leurs épis. Il est très lourd pour sa taille car il a des masses musculaires développées et un squelette Important, ce qui lui permet de porter et de tirer de lourdes charges. .. Souvent un peu placide, il se montre infatigable en randonnée.


installée depuis toujours, est habituée à des sols marécageux et à une alimentation pauvre. son existence est indissociable des gardians et des taureaux manades de cette région. Chaque animal étant marqué au fer, sur la cuisse.